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Histoire > Exposé Canada

L’HISTOIRE DU CANADA

 

L’histoire commence vers 1100 quand les Vikings débarquent sur le sol canadien où vit une population nomade arrivée lors des grandes glaciations. Ils appellent ces terres “Groenland” (pays vert) et “New Land” (terre neuve) mais n’y restent pas.

 

En 1497, l’explorateur vénitien Giovanni Caboto ou John Cabot découvre la région de Terre-Neuve et en prend possession pour le roi Henri VII d’Angleterre.

A partir de 1534, le Français Jacques Cartier explore le nord du continent pour le roi François Ier : il découvre ainsi le fleuve St-Laurent qui, à son embouchure[FK1] , est aussi large qu’une mer. Les deux premiers Indiens Iroquois qu’il rencontre appellent « kanata », c’est-à-dire villages de cabanes, la région autour du fleuve. Faute d’autre nom, Jacques Cartier baptise donc du nom de « Canada » tout le territoire dont il prend possession au nom du roi de France et « Mont Réal » la colline qui accueillera la future capitale du Québec. Mais le territoire de cette « Nouvelle-France » n’intéresse pas les colons français malgré la construction de plusieurs forts.

En 1608, Samuel de Champlain est envoyé par le roi Henri IV. Il fonde la ville de Québec à l’endroit le plus étroit du St-Laurent (« là où le fleuve se rétrécit »  ce qui se prononce Québec en langue indienne) et en fait la capitale de la Nouvelle-France aussi dite le « Canada » qui regroupe alors plusieurs colonies dont l’Acadie et le Canada. Québec restera, jusqu’aujourd’hui, le premier lieu constamment habité par des Français et leurs descendants, en Amérique du Nord.

 

Mais les Anglais explorent aussi l’Amérique: ils fondent plus au Sud 13 colonies qui deviendront les Etats-Unis, et un certain nombre d’avant-postes [FK2] à Terre-Neuve et en Nouvelle-Ecosse, à proximité du Canada français. Ce voisinage provoque de plus en plus de tensions entre les trappeurs[FK3]  français et les marchands anglais à la recherche de fourrures. La compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenant de plus en plus féroce, de nombreuses guerres éclatent entre les Français et les Britanniques alliés chacun à des tribus indiennes. Le sort des territoires canadiens se joue en Europe : vaincue en 1713, la France doit abandonner l’Acadie à l’Angleterre qui la fusionne avec la Nouvelle-Ecosse. La France renforce aussitôt la ville de Québec. Mais, les Anglais sont déterminés à contrôler tout le commerce de la fourrure et ils menacent la Nouvelle-France. Alors que la guerre fait rage en Europe, Français et Anglais s’affrontent pour le contrôle du Canada : en 1759, la ville de Québec tombe malgré la défense héroïque du marquis de Montcalm à la bataille des Plaines d’Abraham. En 1760, Montréal, capitale de la Nouvelle-France tombe à son tour et les Français perdent définitivement la guerre en 1763. Le traité de Paris fait de ces territoires une colonie anglaise.

Les vainqueurs veulent imposer au Canada français la culture et la langue britannique : tous les colons français qui résistent sont impitoyablement chassés de leurs terres, emprisonnés ou déportés[FK4]  vers d’autres territoires anglais pour briser tous les souvenirs de la période française. C’est le Grand Dérangement. Mais les colons français résistent : ils s’accrochent à leurs traditions, à leur religion et surtout à leur langue qu’ils continuent à parler malgré la domination anglaise.

 

En 1774, l’Acte de Québec reconnaît officiellement la coutume et le droit français. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 crée un nouveau pays,le Canada, avec quatre provinces distinctes : l’Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Progressivement, de nouvelles provinces les rejoignent (Manitoba, Colombie-Britannique, Ile-du-Prince-Edouard, Saskatchewan, Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador) ainsi que trois territoires (Territoires du Nord-Ouest, Yukon et Nunavut).

Avec l’abolition[FK5]  de l’Empire britannique, tous les liens avec l’Angleterre sont rompus et le Canada obtient son indépendance en 1931, bien que sa constitution[FK6]  reste à Londres. Le texte est ramené en 1982 et le Canada devient une fédération[FK7] .

 

Le Canada est aujourd’hui une monarchie constitutionnelle[FK8]  qui reconnaît la reine Élisabeth II comme reine du Canada depuis son couronnement en 1952. Elle est représentée par un gouverneur général qui habite soit à Ottawa, soit à Québec. La reine est aussi représentée dans chaque province par un lieutenant-gouverneur.

Le Canada est une fédération de provinces : chaque province possède son propre gouvernement (premier ministre et ministre), sa capitale, son drapeau, parfois son hymne et gère son territoire. A Ottawa (dans la province de l’Ontario), un gouvernement canadien représente toutes les provinces et gère le territoire canadien. Il a pour symboles le drapeau canadien et un hymne officiel : « Ô Canada ». Cette ville a été choisie car elle est située sur la frontière entre le Canada anglais et le Canada français (le Québec). Pour respecter l’équilibre historique les deux langues officielles doivent être enseignées dans toutes les provinces, mais chacune peut choisir l’anglais ou le français ou les deux comme langues officielles. Les trois territoires peuvent y ajouter les langues autochtones.

 

Exemples d’expressions québécoises

 

Des barniques (lunettes)

 

Une broue (une bière)

 

Un bazou (une vieille auto)

 

Ma blonde (mon amoureuse)

 

Mon chum (mon ami, copain ou amoureux)

 

Un citron (une voiture en mauvais état)

 

Des flots (des enfants)

 

Du foin (de l’argent)

 

La pâte à dents (le dentifrice)

 

Un piton (un bouton qu’on enfonce)

 

Un pitou (un chien)

 

Bécotter (embrasser)

 

Au Québec on embarque et on débarque d’un char (on monte et on descend de voiture)

 

Minoucher (caresser)

 

Kiquer (donner un coup de pied, de l’anglais to kick)

 

Ouatcher (garder à l’œil, de l’anglais to watch, regarder)

 

Ø Le Canada est donc un grand pays par la géographie et à deux langues par son histoire, ce qui donne un pays à double culture.

 

 

Une embouchure : endroit où un fleuve se jette dans la mer

 

Un avant-poste : un camp militaire en territoire ennemi.

 

Un trappeur : aventuriers amis des Indiens qui  chassent des fourrures pour les vendre

 

Etre déporté : Etre envoyé de force vers un autre territoire

 

L’abolition : La fin

 

Une constitution : Texte qui organise le fonctionnement d’un pays

 

Une fédération : Etat composé de plusieurs régions ou provinces ayant leur propre gouvernement

 

Une monarchie constitutionnelle : C’est un type de régime politique qui reconnaît un roi ou une reine comme chef de l’État, mais où une constitution limite ses pouvoirs.


 [FK1]Endroit où un fleuve se jette dans la mer

 [FK2]Camps militaires en territoire ennemi.

 [FK3]Aventuriers amis des Indiens qui  chassent des fourrures pour les vendre

 [FK4]Etre envoyés de force vers un autre territoire

 [FK5]La fin

 [FK6]Texte qui organise le fonctionnement d’un pays

 [FK7]Etat composé de plusieurs régions ou provinces ayant leur propre gouvernement


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Date de creation 18/01/2012